Solidarité et engagement pour Mickaël dans le cadre de la RSE

Chez Compagnons-du-Vent la Responsabilité Sociale de l'Entreprise comme une évidence


La Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) est une démarche
volontaire qui trouve un écho de plus en plus favorable chez tous les
acteurs économiques du territoire, de la grande entreprise, contrainte
par la loi, aux plus petites. Ces dernières, bien plus sensibles aux
variables économiques, sont par ailleurs les plus nombreuses en France
et leur viabilité est souvent le fruit d’un travail particulièrement
important de la part de l’entrepreneur. Sa charge de travail ne se
délègue pas auprès de collaborateurs plus ou moins nombreux. Sur tous
les fronts, il se doit d’assurer la pérennité de son entreprise
individuelle pour, ni plus ni moins, gagner sa vie.

C’est dans ce contexte souvent source d’angoisse et de tensions que
la RSE émerge et est un levier pour conforter son activité. En effet,
qui n’a pas fait l’expérience de la solitude de l’entrepreneur face aux
charges qui lui incombent- à l’égard de ses clients, ses fournisseurs-
peut difficilement saisir à quel point valoriser la RSE est essentielle1.



Solidarité et engagement pour Mickaël dans le cadre de la RSE

La RSE chez les Compagnons-du-Vent ou comment « faire sa part »

Pour Mickaël DUBOIS, entrepreneur installé en EIRL, fondateur des Compagnons-du-Vent, société de vols en montgolfière,la RSE est une réalité inscrite dans l’ADN de son activité. Son parcours personnel, sa famille et entourage proches l’immergent dans une éducation quotidienne au développement durable. Un savoir hérité de son passé d’enseignant aiguise sa sensibilité aux discriminations, aux questions de mixité sociale, et cultive son intérêt permanent pour l’actualité du territoire et, plus largement, du monde. De l’école, ses enfants lui rapportent ce que la maîtresse, le professeur ont enseigné : la gestion des déchets, l’économie d’énergie, la consommation de l’eau et l’épuisement des ressources naturelles,…Tout cela favorise chez ce chef de toute petite entreprise à penser son activité dans la perspective de contribuer à faire sa part pour un monde meilleur.

Tel le colibri2 qui, malgré sa petite taille, participe à l’effort collectif, le dirigeant de petite entreprise agit, de manière efficace, en faveur du développement durable. Aujourd’hui faire connaître ses pratiques est le témoignage d’un véritable engagement citoyen de l’entrepreneur, loin des clichés souvent cyniques d’une quelconque démarche marketing. Les médias relèvent souvent les abus des géants de l’économie et dénoncent régulièrement le manque de responsabilité à l’égard du développement durable.3 Chez Compagnons-du-Vent, c’est une valeur fondamentale pour partager, admirer et faire découvrir le territoire préservé de la vallée de la Loire.




Tisser du lien et partager

En effet, pour Mickaël DUBOIS, le territoire ligérien est son espace
de travail. La recommandation des clients-passagers est essentielle à la
pérennisation de son activité en forte concurrence avec de plus grosses
entreprises implantées sur le même secteur de vols.

La qualité de l’accueil est essentielle, le contact humain est au
cœur de la réussite de son activité. Cela peut se calculer, s’améliorer,
mais seuls l’état d’esprit inné de l’individu, sa sympathie, son
écoute, sa gentillesse, sont réellement durables.



Au-delà de la qualité de ce contact humain premier qui rappelle que
nous sommes des êtres sociables, tout simplement, Mickaël est soucieux,
depuis les débuts de son aventure dans la pratique du vol en
montgolfière, de transmettre et partager son amitié pour le paysage et
le patrimoine nés de la main de l’homme. Ainsi, par son discours et ses
échanges en vol auprès de ses passagers, il met en valeur les paysages
survolés. Une longue étude de l’histoire locale et de nombreux échanges
avec les habitants et acteurs du territoire ont enrichi son savoir.
Cette appétence pour la dimension culturelle du territoire rejoint son
désir de tisser des liens avec tous, que ses clients soient de passages
comme les grands migrateurs que sont les touristes aujourd’hui, ou des
locaux, dont la diversité enrichit sans cesse les échanges avec lui ou
avec ses équipiers.



L’économique et le social dans la découverte du terroir local

Provoquer la rencontre avec l’autre

La pratique bien connue de la collation d’après vol est un moment de
franche convivialité. A ce moment, les 3 heures de l’activité sont sur
le point de se terminer. Les passagers ont vécu une parenthèse enchantée
au cours du vol en montgolfière et les uns et les autres ont appris à
se connaître. Chez les Compagnons-du-Vent, la collation est un moment
important pour deux raisons. La première est qu’elle est l’occasion de
faire goûter aux passagers les produits locaux : vins de Loire des
vignerons du département, en bio ou en agriculture raisonnée,
viennoiseries des boulangers les plus savoureux. Le français aime la
nourriture de qualité et aime en parler. C’est un trait de notre
culture. Les touristes étrangers le savent bien, ce n’est pas un cliché.
La collation du matin autour d’un vrai petit déjeuner avec croissant,
café, thé, chocolat, ou du soir autour d’un verre et quelques gâteaux
est un moment de partage.



Echanger, dialoguer

C’est alors le temps des conversations plus intimes, où la vie
privée jaillit avec simplicité, et où tout prend la couleur de la
franche camaraderie. On échange des points de vue, on débat de sujets
parfois très éloignés de notre expérience aérostatique, on se donne des
conseils, on se découvre des amis communs, … bref, le social surgit au
cœur de l’activité touristique. A ce moment, qui regarde sa montre ?
Certainement pas le chef d’entreprise qui savoure autant que ses clients
ce temps de la rencontre, sans barrière, …. Vous avez dit mixité
sociale ? Tel le couturier qui sait assembler les tissus malgré leurs
différences de couleurs, de tailles, de texture, Mickaël tisse du lien
humain.

Ainsi, pour redevenir trivial et utiliser le jargon coutumier, en
est-il de la relation de confiance qui s’établit entre le client et son
prestataire de services. Les réseaux sociaux portent le témoignage de
cette convivialité sincère. Une récompense qui contribue à renforcer la
réputation de l’entreprise mais dont il est difficile de mesurer les
effets, faute d’analyses poussées sur ces « retour d’expérience
client ». Le chef d’une TPE, déjà très polyvalent, a malgré tout des
difficultés à maîtriser toutes les compétences techniques nécessaires au
suivi et à l’étude des données.



Solidarité et engagement pour Mickaël dans le cadre de la RSE

La RSE ou un effort de mixité sociale tourné vers les plus fragiles

Envisager la RSE chez Compagnons-du-Vent ne se limite ni à une activité de vols en montgolfière, ni à la rencontre avec les passagers, ni à la découverte d’un territoire et des acteurs qui le créent et le font vivre. Le parcours personnel de Mickaël DUBOIS est un fil rouge qui le conduit depuis un an à ouvrir son activité aux plus fragiles. La mixité sociale n’est pas un idéal pour les autres. Certes, voler en montgolfière est ouvert à tous (de 7 à 107 ans), sans effort physique si ce n’est lever la jambe pour monter dans la nacelle et rester debout le temps d’une heure de vol. Présenter comme cela on se dit qu’effectivement cette activité de loisir est vraiment démocratique. Et pourtant, qu’en est-il des personnes en fauteuil ou à mobilité réduite ?

Mickaël a eu la chance d’être contacté par une association tourangelle, Sphère, qui exploitait une nacelle dite adaptée pour les PMR4 : une porte latérale et des sièges baquets équipent cette nacelle particulière dont seulement une dizaine existe en France.

Convaincu de la dimension solidaire de la démarche de cette association, il accepte la proposition d’exploiter cette montgolfière adaptée aux personnes handicapées dont l’association tourangelle doit se séparer. Voler en montgolfière à Blois et ses environ est désormais possible pour tous, grâce à ce matériel. Première étape vers plus de mixité sociale.




Solidarité et engagement pour Mickaël dans le cadre de la RSE

La dimension économique et le droit aux loisirs pour tous

Quel est le coût d’un vol en ballon lorsqu’une nacelle adaptée réduit le nombre de passagers à 3 ou 4 ? Exorbitant.

Avec une bande d’amis déjà tous très investis dans les actions et œuvres solidaires sur le territoire de Vineuil où est installée l’entreprise, Mickaël décide de fonder une association loi 1901,Allons plus Haut !5, dont le but est d’organiser des vols pour des personnes fragilisées ou/et en fauteuil. Le point de départ c’est le « droit aux loisirs pour tous » inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 dont on célèbre cette année les 70 ans. Faire un vol en montgolfière lorsqu’on vit avec un handicap est un projet qui peut redonner confiance en ses capacités, dépasser ses fragilités et envisager de se réinsérer. Quelle expérience inouïe que de s’échapper du sol et prendre de la hauteur sur notre monde!




Solidarité et engagement pour Mickaël dans le cadre de la RSE

Donner et faire sens

Grâce à son désir de faire vivre la mixité sociale, partager sa passion du vol en ballon, et à ses dix années d’expériences professionnelles dans le métier de pilote de montgolfière, Mickaël décide de mettre ses compétences techniques au service d’une action solidaire. Cette démarche, entièrement bénévole, s’inscrit au crédit d’une politique de responsabilité sociale ancrée dans le territoire local et auprès des publics les plus fragiles.France Handicap et les services d’action sociale duConseil Départemental du Loir-et-Cher ne s’y sont pas trompés. Ils font confiance à cette jeune association dont le dynamisme et la motivation rejaillit sur l’ensemble de la communauté.




Solidarité et engagement pour Mickaël dans le cadre de la RSE

La question du financement, où l'on retrouve la bonne volonté des entreprises

Mais comment financer les vols ? Les institutionnels ne peuvent soutenir de telles actions de solidarité d'un point de vue financier. En revanche qu'en est-il des acteurs économiques locaux ? En quelques semaines, dix partenaires financiers se sont "embarqués" dans le projet "Allons plus Haut!". Geodis et France Express, BUT,Immo-Liaison, Vitogaz, Carrefour Market et l'association Kiwanis-Blois. Tous sensibilisés aux problématiques sociales et économiques des personnes en situation de handicap. Tous motivés pour aider, soutenir, participer. Certains sont déjà engagés sur une politique en faveur des handi, d'autres s'y investissent pour la première fois. La RSE est ancrée dans la réalité et produit de belles actions et de magnifiques rencontres.






Solidarité et engagement pour Mickaël dans le cadre de la RSE

Gagner en notoriété

Combien sommes-nous aujourd'hui, en France, investis dans de tels projets ? Les petites entreprises sont souvent très actives. Donner un sens à nos actions quotidiennes, se sentir utile, mettre nos compétences au service d'actions de solidarité et recevoir en retour tant de gratitude et d'encouragement à poursuivre pourrait nous suffire. Apprendre que grâce à l'expérience vécue à bord du ballon, le jeune, l'adulte handicapé, ont eu l'envie, le désir de reprendre des études, ont trouvé un stage, ont renoué avec l'estime d'eux-mêmes, fait sens.

Le fait de tisser du lien entre acteurs économiques locaux, d'accroitre sa notoriété par la diffusion de l'action associative dans les médias permet de tirer les fruits de cet engagement au service des autres. C'est du bonus pour les entreprises engagées, cela crée cet élan nécessaire pour une société active, dynamique et solidaire. La volonté conjointe d'acteurs économiques du territoire permet d'agir alors, non pour tirer des bénéfices immédiats qui se lisent au bas du compte financier de l'entreprise, mais pour participer à l'amélioration de la vie des habitants et contribuer, à leur niveau, à rendre le monde un peu meilleur. Il n'y a pas de cynisme, pas d'angélisme, pas de conflits d'intérêts, juste de la bonne volonté et du bon sens pour que chacun trouve sa place et ait une place.




Sécurité et préservation des ressources naturelles : le dilemme

Organiser des vols en montgolfière nécessite un matériel fiable, puissant, durable. La nacelle, l'enveloppe, les cylindres de gaz, les 9 passagers compagnons-du-vent, pèsent ...lourd. Le 4x4 grand format est une nécessité. Avec une consommation moyenne de 15 litres de diesel au 100km, un
confort très relatif au volant, le coût de l’entretien vécu comme un
puits sans fond, rouler avec un 4×4 est une source d’angoisse pour la
trésorerie de la société et une fatigue constante pour l’équipage.
Aussi, malgré tout son prestige, ce véhicule est un monstre pour
quiconque s’intéresse à la préservation des ressources naturelles de la
planète… et la question du développement durable de l'activité se pose.

Il n’est pourtant pas question de renoncer à vivre de sa passion. Comment posséder à la fois un véhicule de transport pour tous les
passagers embarqués, garantir la sécurité lors du décollage et de
l’atterrissage avec un matériel fiable, assurer la traversée de chemins
ruraux, tout en tractant une remorque de plus de 1500 kg ?
Compagnons-du-Vent cherche encore la solution.

Comment investir dans un matériel performant quand la question du
financement se pose avec tant d’acuité pour une EIRL dont l’activité est
soumise aux aléas du secteur touristique, du bon vouloir des banques6,
de la prise de risque quotidienne pour assurer la vie de l’entreprise ?
Il ne s’agit plus seulement de compter sur la bonne volonté, il faut de
l’argent, des partenaires. Le chef d’entreprise est alors trop seul
pour résoudre le dilemme.



Appel à projet!

Y a-t-il quelque part un inventeur, une entreprise, une structure qui
accepterait un partenariat pour trouver la solution ? Nous sommes
preneurs. Nous ne voulons plus polluer la planète avec notre matériel
roulant. La nacelle est fabriquée (depuis son origine au XVIIIème
siècle) avec une ressource naturelle, l’osier et le rotin, solides,
inépuisables, souples et confortables. Mais le gaz propane qui chauffe
l’enveloppe du ballon et le carburant du 4×4 sont des ressources
fossiles dont on souhaiterait s’affranchir. Y a-t-il quelque part une
solution ? Un projet innovant à tester ?

La montgolfière est le plus ancien engin volant de l’histoire de
l’humanité. Au XXIème siècle, voler en ballon est une aventure
formidable. On sait d’où le ballon va décoller mais absolument jamais où
il va atterrir. A l’heure du tout anticipé, calibré, prévisionné, c’est
un moment de lâcher-prise à savourer. C’est aussi un mode de voyager au
gré du vent sans autre condition que de se laisser porter et admirer le
paysage survolé.

Compagnons-du-Vent, entreprise de vols en montgolfière implantée
depuis 6 ans dans le Loir-et-Cher à Blois est résolument au carrefour de
la préservation du lien qui unit l’homme à son environnement. Nous
avons choisi de mener une vie riche de sens, pleine d’humanité et de
plaisir.

Aidez-nous à aller plus loin, apportez-nous vos projets, vos idées. Nous serions heureux de les partager.

Pauline Dubois

1« Parce que l’on ne sait pas encourager la vertu. De nombreuses entreprises, notamment des PME et des TPE, s’engagent dans des démarches de RSE
et augmentent ainsi leur performance globale. Mais, malheureusement
sans avoir de reconnaissance extérieure, notamment de la part de l’État,
qui ne valorise pas ces initiatives positives » cité in

https://www.novethic.fr/actualite/entreprise-responsable/isr-rse/francois-asselin-la-cpme-a-mene-une-concertation-inedite-pour-faire-reconnaitre-l-engagement-rse-des-pme-et-tpe-144503.html

2https://www.colibris-lemouvement.org/

3https://blogs.mediapart.fr/terra-nova/blog/161110/la-responsabilite-sociale-et-societale-des-entreprises-un-enjeu-majeur-du-21eme-siecle

4personne à mobilité réduite

5https://www.facebook.com/asso.allonsplushaut/?ref=settings

6https://www.novethic.fr/entreprises-responsables/boite-a-outils/isr-rse/la-prise-en-compte-de-la-dimension-extra-financiere-des-pme-une-preoccupation-croissante-pour-le-secteur-financier-145408.html