Compagnons du Vent sur RCF


Mickaël Dubois invité de l'émission Hommes & Entreprises


Compagnons du Vent sur RCF

Ecoutez Mickaël Dubois, pilote de Montgolfière et dirigeant de Compagnons du Vent sur la radio RCF Loir-et-Cher. Dans Hommes & Entreprises, il y parle de son métier avec l'animateur de l'émission Olivier Durand. Diffusée pour la première fois le 17 février 2019, l'interview est disponible en podcast. En voici un résumé.

Parler de son métier, c'est pour Mickaël parler de sa passion... et se livrer un peu sur son parcours ! C'est le concept même de l'émission Hommes & Entreprises : aller à la rencontre des femmes et des hommes qui développent de l'activité économique sur leur territoire. Avec, forcément, quelques confidences sur ces choix qui construisent une vie...

Aérostier, aéronaute, pilote de montgolfière

En réponse à Olivier Durand qui, pour le présenter, l'interroge : "Vous êtes aérostier ? Ou aéronaute ? C'est à dire que vous êtes pilote de montgolfière...". Mickaël apporte quelques précisions historiques : "Le mot aérostier date de l'époque de Napoléon qui a créé le premier régiment d'aérostation." Tandis que la montgolfière est née avant, avec les frères Montgolfier, "un peu avant la Révolution française", à l'époque des Lumières, celle des inventions. Quant au terme aéronaute, "il est plus technique, je préfère aérostier, plus léger."

Comme le souligne Mickaël, la montgolfière est le premier engin à voler dans toute l'histoire humaine et si, en un peu plus de deux 200 ans d'existence, elle a connu quelques évolutions, son principe de fonctionnement est le même.

L'histoire de Compagnons du Vent commence... par l'histoire

Le choix de Mickaël de faire de sa passion son métier est le fruit "d'un long cheminement", après quinze années au service de l'Education nationale en tant que professeur d'histoire-géographie. L'attraction pour la montgolfière a été la plus forte. "J'ai changé de métier."

Evidemment on ne s'improvise pas aérostier. Si le métier vous tente, sachez que l'instruction dure un an et que "dès le premier instant, on est à bord de la montgolfière, en double commande". Maîtriser la météorologie, la lecture de cartes aéronautiques ainsi que tout ce qui relève de l'univers technique et réglementaire de la montgolfière est indispensable pour obtenir le brevet, reconnu par l'Aviation civile, qui autorise à voler.

Après quelques années en tant que pilote de loisirs, "j'ai démissionné de l'enseignement pour me lancer dans une autre aventure, celle de l'entrepreneuriat." Avec un bon accompagnement de la Chambre de commerce et de relations professionnelles et amicales, Compagnons du Vent prend son envol en 2012.

Prendre de la hauteur, lâcher prise

Question fréquente : à quelle altitude vole-t-on ? En moyenne, à 300 mètres. "Le pilote choisit de descendre ou monter et c'est le vent qui donne la trajectoire." Le parcours est forcément un peu aléatoire... "Il faut accepter de ne pas tout maîtriser ." Autrement dit, on ne prend pas seulement de la hauteur, on doit "lâcher prise".

Des appréhensions de la part des passagers ? "Oui, il y a de l'appréhension, reconnaît Mickaël, c'est normal. Parce qu'on va dans les airs, on va se détacher de l'attraction terrestre." Pour y remédier, rien de tel que de prendre le temps de se mettre en condition en participant à la mise en place de la montgolfière ! Et quand on décolle, "détaché du sol, on n'a plus de sensation de vertige."

A 300 mètres au-dessus des châteaux de la Loire

En ce qui concerne les secteurs de vol, Compagnons du Vent aime le Vendômois. "La Vallée du Loir est bucolique, avec un patrimoine local très intéressant, mais je vole principalement le Val de Loire : Chambord, Blois, Suèvres, Ménars..." Auprès de locomotives, les petits châteaux y sont nombreux et offrent un paysage aussi superbe qu'inattendu. "Le Val est aussi très riche en patrimoine agricole."

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